Le film plastique est un standard en logistique. Il stabilise les palettes pendant le transport et le stockage. Pourtant, son coût dans le budget emballage, les déchets générés et les objectifs RSE obligent les entreprises à revoir son usage. Réduire la consommation de film ne signifie pas sacrifier la sécurité des marchandises. La solution repose sur trois leviers : le choix du consommable, la méthode d’application et la formation des opérateurs.
Privilégier un film plastique technique
Durant de nombreuses années, le film étirable classique a servi de référence dans les entrepôts. Aujourd’hui, les films pré-étirés peuvent offrir une force de maintien comparable avec moins de matière déposée par palette. Le pré-étirage réalisé en usine réduit l’effort de tension manuelle. L’opérateur filme plus rapidement, se fatigue moins et une même bobine peut couvrir davantage de palettes.
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Les films éco-responsables constituent une alternative intéressante. Certains modèles de film plastique sont fabriqués à partir de matières recyclées, tout en restant recyclables en fin de vie. Ils contribuent ainsi à réduire l’utilisation de plastique vierge. Le film cast transparent facilite la lecture des étiquettes d’expédition. De son côté, la version opaque peut contribuer à limiter la visibilité du contenu sur quai.
Standardiser la pose
La surconsommation vient rarement du film lui-même, mais du nombre de tours appliqués. Un tour inutile sur un grand nombre de palettes représente, à l’année, des volumes de plastique élevés. Pour fiabiliser la pratique, il faut former les équipes à croiser le film en pied de palette, à maintenir une tension régulière et à arrêter net en haut de charge.
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L’équipement joue aussi un rôle. En manuel, un dévidoir ergonomique peut limiter les troubles musculo-squelettiques et améliorer la régularité de la pose. Lorsque les volumes augmentent, une banderoleuse à pré-étirage motorisé favorise un étirement mieux maîtrisé et peut réduire le métrage utilisé.
Il est également utile de définir un protocole par typologie de charge. Une palette instable se sécurise peu en ajoutant du film plastique, mais en revoyant le plan de palettisation avec des cornières, des coiffes ou des intercalaires antidérapants.
Choisir le bon film selon la charge
Toutes les palettes n’ont pas les mêmes contraintes. Pour les palettes homogènes et les cycles de transport courts, un film cast recyclé peut suffire. Pour les charges hétérogènes avec des angles saillants ou un stockage longue durée, un film plus résistant à la perforation peut être préférable. Les mini-bobines conviennent au bottelage et à la création de lots. Les bobines sans mandrin carton permettent de réduire le volume de déchets à traiter.
Mesurer pour progresser
Améliorer suppose de mesurer. L’indicateur le plus parlant reste la quantité de film déposée par palette expédiée. Un suivi simple consiste à peser les consommations sur une période donnée et à comparer avant et après changement de référence. Les sites qui passent au film pré-étiré observent souvent une baisse du poids utilisé, sans perte de protection lorsque le produit est bien choisi en fonction de la charge.

